Voici un aperçu de ce que vous pouvez trouver sur http://87.252.2.94. Cette présentation est séparée en deux parties distinctes :
Cliquez sur chacune des images pour l'agrandir. Attention : il se peut que votre navigateur internet re-dimensionne l'image, la réduise, pour qu'elle tienne à l'écran (et alors le pointeur se transforme en loupe) ; si c'est le cas, vous pouvez encore re-cliquer pour avoir la taille réelle de l'image. Une autre possibilité - que je vous recommande si vous avez envie d'étudier les détails - est de sauver l'image sur votre disque dur (clic droit, puis "Save Image As...") puis de l'ouvrir dans un logiciel de traitement d'image comme le Gimp.
Rappelons que vous êtes libre de copier autant de fois que vous voulez, modifier à votre guise, diffuser à qui vous voulez, ces images, sous les conditions de la licence Creative Commons (options Paternité - Partage des Conditions Initiales à l'Identique). Voyez la page Conditions d'utilisation pour plus de précisions.
Toutes les gravures ont été scannées avec une HP 3052 en densité 600dpi, ce qui produit des images d'environ 5 Mo. Les autres ouvrages (Regnard et Barros) avaient été scannés en 150 dpi, ce qui fait des fichiers d'1 Mo environ.
Insistons sur ce point : vous avez accès ici aux images en résolution maximum, les gravures font 7040x5100 pixels. On trouve sur le net des institutions qui soit disant nous donnent accès à leurs images, et on se rend compte que ce sont de très basses résolutions : le but du domainepublic.org, au contraire, est que vous puissiez utilisez ces images comme si vous les aviez scannées vous-même, comme si vous aviez le papier original devant vous.
Le premier ouvrage scanné par le domainepublic.org (toujours pas fini d'ailleurs !). Acheté 20 FF dans un vide-grenier, cet ouvrage de 1731 raconte le voyage que son auteur a effectué jusqu'à l'extrême nord de la Scandinavie, en 1681. Il y découvre le ski, que les Lappons pratiquaient déjà, et bien d'autres choses. La page 208 (ci-dessous) marque un point culminant du voyage : "Celà s'appelle, Monsieur, se frotter à l'essieu du Pôle, et être au bout du monde". Regnard et ses compagnons gravent à cet endroit-là dans la pierre une inscription "qui ne sera, comme je crois, jamais lûe que de Ours". Si jamais quelqu'un un jour trouve cette pierre, ce serait gentil de m'envoyer une photo et un placemark Google Earth. Merci.
Actuellement sur le site, une centaine de pages ont déjà été scannées. J'ai également commencé la saisie (manuelle) du texte (faite jusqu'à la page 115) et développé quelques outils pour une chaîne d'édition, sur le principe "une entrée unique -> plusieurs formats en sortie". Vous pouvez ainsi lire le texte dans le format de votre choix.
Bien d'autres choses sont prévues pour valoriser ce patrimoine et lui redonner vie, il me faut juste un peu de temps...
J'en ai toujours entendu parler, je ne l'avais jamais vue. Nous commençons modestement : j'ai acheté 4 gravures, 3 simples (5 euros pièce) et une double (10 euros), que vous pourrez trouvez ci-dessous. Je vous propose de continuer la collection : si vous en trouvez chez les bouquinistes, scannez chaque gravure (au moins 600 dpi s.v.p.) et envoyez-moi le fichier, je le rajouterai ici. Avec le facteur d'échelle d'internet, on devrait très vite arriver à un exemplaire complet.
La double page est trop grande pour mon scanner, j'ai essayé plusieurs façons de sanner en deux morceaux. Il y aurait encore la possibilité de photographier avec l'appareil numérique, je ne sais pas si la résolution sera aussi bonne. Il faut encore que j'essaye de les recoller sous le gimp por en faire une seule.
Tous ces fichiers, en résolution maximale, sont disponibles sur le site ftp.
Un bandeau publicitaire (format standard 728x90) :
Des fonds d'écran, redimensionnés en 1280 de largeur :
Les gravures comme celles-ci n'ont plus aujourd'hui beaucoup de vie. Certains exemplaires, enfermés dans des ouvrages précieux, hors de prix, ou simplement introuvables (si ce n'est dans les grandes bibliothèques), ne sont plus guère regardés, sauf peut-être par quelques spécialistes. D'autres au contraire vivent au bord de la Seine, dans les cartons des bouquinistes, et sont échangés contre quelques euros, comme curiosité ou comme souvenir de Paris.
Pourtant, les moyens dont nous disposons aujourd'hui nous permettent de leur insuffler une seconde vie : d'abord le scan en haute résolution nous donne des images effectivement utilisables, comme simples fonds d'écran, ou plus généralement dans pour l'illustration, pour alimenter de nouvelles oeuvres. Ensuite, l'ordinateur nous permet de reprendre les outils du graveur : vous prenez une image comme celle-ci, vous l'importez dans Inkscape, outil de dessin vectoriel, et vous pouvez re-passer avec les outils du 21ème siècle les traits du 18ème. Vous pouvez décalquer ce dessin.
C'est une expérience que je vous recommande : vous vous créez en quelque sorte un lien avec l'artisan d'il y a 230 ans, car vous vous mettez à sa place, et vous refaites son travail. C'est ainsi que j'ai réalisé - ça ne m'avait jamais frappé - que le graveur utilise des traits d'épaisseur différentes pour indiquer un peu de relief. Voyez les morceaux de bois du pont, dans la fig. 134 (comme toujours, cliquez pour agrandir) : en bas et à droite de chaque morceau de bois, le trait est plus épais que les autres. De même, j'ai pu confirmer que leurs traits étaient parfaitement droits, tracés à la règle, inkscape est formel là-dessus.




Gravure Décalque Image (PNG) Vectoriel (SVG)
Voici le résultat : un fichier SVG, la pointe de la high-tech 2006 (faites "Save link as..." pour sauver le .svg chez vous ; si vous cliquez, vous ne verrez pas la différence avec une image). C'est un dessin vectoriel, que vous pouvez re-tailler, zoomer, faire tourner, colorier, etc, et bien sûr partager car il est sous licence Creative Commons (cf. nos conditions d'utilisation). C'est donc maintenant un point de départ possible pour refaire du nouveau.
Cette gravure sans vie avait un statut semblable à celui d'une langue morte : figée, inutile, de plus en plus vouée à l'oubli. C'est maintenant une langue vivante, qui ne demande qu'à être parlée. Allez-y.
Cet ouvrage est référencé dans le Fonds Ancien de l'Ecole des Ponts et Chaussées, il suffit de rechercher ici par nom d'auteur. Nous n'avons qu'un volume de 56 planches (acheté 100 euros), certaines un peu abîmées, et il manquent des feuilles qui ont été visiblement arrachées. Voici quelques planches :
Des fonds d'écran, redimensionnés en 1280 de largeur :
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